L’augmentation de loyer est un sujet qui préoccupe, aussi bien les locataires que les propriétaires.
Comment est-elle calculée ? Quand peut-elle être appliquée ? Quels sont les droits et obligations de chacun en la matière ? Voici un tour d’horizon complet et détaillé sur le sujet.
Comprendre l’augmentation de loyer

L’augmentation de loyer est une pratique courante dans le domaine de la location de logements. Elle est généralement encadrée par la loi, et peut être soumise à certaines conditions. Cette augmentation est souvent associée à l’indice de référence des loyers (IRL), qui est publié chaque trimestre par l’Insee.
Le bailleur a le droit d’ajuster le loyer en fonction de cet indice, à condition que cette possibilité soit prévue dans le contrat de bail. Le locataire, quant à lui, a le droit de contester cette augmentation s’il estime qu’elle n’est pas justifiée. C’est pourquoi il est essentiel, pour les deux parties, de bien comprendre le fonctionnement de l’augmentation de loyer.
L’indice de référence des loyers (IRL)
L’IRL est l’indice qui sert de base au calcul de l’augmentation annuelle des loyers. Il est publié par l’Insee chaque trimestre, et mesure l’évolution des prix à la consommation sans compter le tabac et les loyers.
L’augmentation du loyer ne peut pas dépasser l’évolution de cet indice. Par exemple, si l’IRL a augmenté de 2% en un an, le loyer ne pourra pas être augmenté de plus de 2%. Il est donc crucial pour les propriétaires et les locataires de se tenir informés de l’évolution de l’IRL.
Les conditions pour augmenter le loyer

L’augmentation du loyer n’est pas automatique et doit respecter certaines conditions. Tout d’abord elle doit être prévue dans le contrat de bail, ensuite elle ne doit intervenir qu’une fois par an, et enfin elle ne peut pas dépasser l’augmentation de l’IRL.
De plus, le propriétaire doit informer le locataire de l’augmentation par lettre recommandée ou par acte d’huissier. Le locataire a alors un mois pour contester l’augmentation s’il estime qu’elle n’est pas justifiée.
Les éléments à inclure dans la lettre de notification pour la révision de loyer
Le propriétaire doit envoyer une lettre de notification à son locataire afin de le prévenir de l’augmentation du loyer. Pour que cette lettre soit conforme à la loi, celle-ci doit mentionner l’adresse du logement dont il est question, la date de révision de loyer mentionnée dans le contrat de bail, et la date prévue pour l’augmentation du loyer.
Avant de mettre le nouveau loyer, il est indispensable d’expliquer la base de calcul utilisée pour avoir la somme.
Les exceptions à la règle

Il existe certaines situations où le propriétaire peut augmenter le loyer de manière plus importante. C’est le cas lorsque des travaux ont été réalisés dans le logement, et ont permis d’améliorer son confort ou sa surface habitable. Dans ce cas, l’augmentation doit rester raisonnable et être justifiée.
Autre exception, lorsqu’un logement est loué nettement en dessous des loyers du marché. Le propriétaire peut demander une révision du loyer lors du renouvellement du bail, cependant l’augmentation ne peut pas être supérieure à 15% du montant du loyer.
Les recours en cas de litige
Si un litige survient entre le propriétaire et le locataire concernant l’augmentation du loyer, plusieurs recours sont possibles. Le locataire peut notamment saisir la commission de conciliation ou le juge de proximité.
En résumé, l’augmentation de loyer est un sujet complexe qui nécessite de bien connaître ses droits et obligations. Que vous soyez locataire ou propriétaire, il est essentiel de vous informer régulièrement et de suivre l’évolution de l’IRL.
Les facteurs influençant l’augmentation de loyer
Les augmentations de loyer ne sont pas décidées de manière arbitraire, cela dépend de plusieurs facteurs. L’un des plus déterminants est l’indice de référence des loyers (IRL) qui est révisé chaque trimestre de l’année par l’Insee. Cet indice est crucial puisqu’il sert de plafond à l’augmentation possible du montant du loyer.
Un autre facteur est l’évolution du marché du logement dans le secteur du bien loué. Si les loyers des logements comparables augmentent, le propriétaire pourra justifier une révision du loyer en conséquence. Cela est particulièrement vrai lors d’un renouvellement de bail, où le propriétaire peut demander une révision du loyer s’il estime que celui-ci est inférieur à ceux pratiqués sur le marché.
Il est possible d’augmenter le loyer entre le moment où votre ancien locataire quitte les lieux, et celui où le logement est occupé à nouveau. Toutefois, il est indispensable de toujours se référer à l’IRL.
Les règlements sont souples si le logement se situe dans une commune qui n’applique pas la loi se rapportant à la taxe sur les logements vacants. Dans ce cas, l’augmentation du loyer peut se faire librement.

Enfin, les travaux d’amélioration réalisés dans le logement loué peuvent également justifier une augmentation du loyer. Cela concerne les travaux d’amélioration du confort, d’agrandissement ou de modernisation du logement.
Les erreurs à éviter lors d’une augmentation de loyer
Une augmentation de loyer doit respecter un certain nombre de règles pour être légale. Tout d’abord, le propriétaire doit s’assurer que la date de révision annuelle prévue dans le contrat de location soit respectée. En effet, l’augmentation ne peut avoir lieu qu’une fois par an, à la date anniversaire du contrat.
Ensuite, le propriétaire doit respecter le délai de préavis, et informer le locataire de l’augmentation par lettre recommandée ou par acte d’huissier. Il doit également justifier cette augmentation, soit en se basant sur l’IRL du trimestre, soit en prouvant que des travaux d’amélioration ont été réalisés.
Enfin, le propriétaire ne doit pas augmenter le loyer de manière excessive ou injustifiée. Si le locataire estime que l’augmentation n’est pas justifiée, il peut la contester et saisir la commission de conciliation.
La relation entre l’augmentation de loyer et l’inflation
L’augmentation de loyer est fortement liée à l’inflation, c’est-à-dire à la hausse générale du niveau des prix. C’est la raison pour laquelle l’Insee publie chaque trimestre l’indice de référence des loyers (IRL), qui mesure cette inflation.
L’IRL est calculé à partir de l’indice des prix à la consommation, hors tabac et hors loyers. Il permet donc au propriétaire bailleur d’ajuster le montant du loyer en fonction de l’évolution des prix, tout en protégeant le locataire d’une augmentation trop importante.
Il est important de noter que l’inflation n’est pas le seul facteur pris en compte pour l’augmentation du loyer. Les travaux d’amélioration du logement et l’évolution des loyers du marché peuvent également justifier une augmentation.
Le calcul de l’augmentation du loyer en fonction du bien loué

- Pour l’habitation
Le calcul pour augmenter le loyer se fait en fonction de l’indice de référence des loyers (ou IRL) pour les habitations. L’insee révise cet indice tous les 3 mois, mais l’augmentation de loyer ne va se faire qu’une fois dans l’année.
Concernant le calcul, l’ancien loyer doit être multiplié par l’IRL en vigueur. Prenez le résultat, puis divisez-le par l’IRL en vigueur durant le trimestre de l’année précédant l’augmentation.
- Pour un bien commercial
La base de calcul ne change pas, cependant il faut utiliser l’indice des loyers commerciaux ou ILC à la place de l’IRL. De plus, le propriétaire a le choix entre une révision annuelle ou triennale
- Pour un bien professionnel
Le bail professionnel consiste à louer un bien immobilier à une activité libérale. Cette fois-ci, le calcul est effectué avec l’indice des activités tertiaires(ou l’IAT).
- Pour les parkings
Sachez que même les parkings doivent respecter des lois par rapport à l’augmentation des loyers. Le calcul doit alors se baser sur l’indice de coût de la construction (ou l’ICC).
Pour les biens commerciaux et les biens professionnels, il est possible de n’effectuer la révision de loyer que tous les 5 ans. L’indice utilisé dans le calcul sera donc celui des 5 ans au lieu de celui des 1 an.