Kyero : notre avis sur la plateforme qui ne vous dit pas tout sur votre achat

Un bon acheteur ne juge pas un portail immobilier sur ses étoiles, mais sur ce qu’il lui coûte réellement. C’est toute la limite des avis que vous lirez sur Kyero : ils notent une plateforme, jamais votre facture.

Kyero met en relation, encaisse des abonnements auprès des agences et vous laisse seul face aux droits de mutation, aux frais de notaire et à l’identification fiscale espagnole ou portugaise.

Kyero en bref !

Fondé en 2003, Kyero est né d’un besoin simple : donner aux acheteurs étrangers une vitrine lisible des biens espagnols.

Le portail s’est ensuite étendu au Portugal, puis à la France et à l’Italie, avec des versions linguistiques dédiées.

La différence essentielle, qui change tout, tient à la nature du site. Kyero est un portail d’annonces, c’est-à-dire un catalogue.

Les biens que vous voyez appartiennent à des agences partenaires qui paient pour y figurer.

Une agence immobilière, elle, détient un mandat, visite les biens, négocie et engage sa responsabilité sur l’état du logement.

Quand vous cliquez sur une annonce, vous contactez l’agence, pas Kyero. Le portail n’est ni le vendeur, ni le garant, ni le notaire.

Cette nuance explique pourquoi la plupart des avis sur le volet immobilier de Kyero parlent d’ergonomie et de support, presque jamais de la solidité juridique d’une opération.

Ce que disent les avis, et ce qu’ils notent vraiment

Sur Trustpilot, la plateforme affiche 4,0/5 sur 424 avis, dont 174 déposés sur les douze derniers mois.

Deux enseignements ressortent de ces avis et des réponses de l’éditeur :

  • Kyero répondrait à 100 % des avis négatifs (information issue d’extraits de recherche, à vérifier directement sur la page). C’est rare, et plutôt bon signe : les critiques ne sont pas balayées.
  • Les thèmes positifs reviennent avec régularité : plateforme facile à utiliser, descriptions claires, cartes utiles, support réactif.
  • Les thèmes négatifs sont tout aussi constants : filtres défaillants et annonces obsolètes encore visibles en ligne.

Gratuit pour l’acheteur, payant pour l’agence

Kyero est gratuit côté acheteur : aucune commission acheteur, aucune carte bancaire demandée pour organiser une visite (information issue d’extraits de recherche). C’est réel, et c’est confortable. Mais comprenez la logique économique, car elle détermine ce que vous voyez.

Le client de Kyero, c’est l’agence. Vous, vous êtes l’audience. Selon ImmoEdge, les paliers d’abonnement côté agence s’échelonnent ainsi :

CôtéCe que ça coûteCe que ça implique pour vous
Acheteur0 € : pas de commission acheteur, pas de carte bancaire pour une visiteVous n’êtes pas le client : vous êtes l’audience visée
Agence : annonces de base100 à 300 €/mois pour 25 à 200 biensLe volume d’annonces dépend de l’abonnement payé
Agence : formules premium et mises en avant500 à 1 000 €/mois et plusUn bien mis en avant n’est pas forcément le meilleur bien

Les vrais frais d’un achat en Espagne et au Portugal

En Espagne, pour un bien ancien, vous payez l’ITP (Impuesto sobre Transmisiones Patrimoniales), souvent estimé entre 6 % et 11 % selon la région (Madrid autour de 6 %, Andalousie 7 %, Baléares 8 %, Catalogne et Communauté valencienne 10 %).

Pour un bien neuf, c’est l’IVA à 10 % (IGIC 6,5 % aux Canaries) plus l’AJD, généralement entre 0,5 % et 1,5 %. Les frais de notaire tournent autour de 0,2 % à 1 %. Les non-résidents paient en principe les mêmes taxes d’acquisition que les résidents, mais doivent obtenir un NIE avant de signer.

Au Portugal, le poste principal est l’IMT (Imposto Municipal sobre as Transmissões Onerosas de Imóveis), auquel s’ajoutent l’impôt du timbre et les frais d’acte.

Pour un non-résident achetant un bien d’habitation, le taux est fréquemment cité à 7,5 %, sans exonération. Le NIF est obligatoire, tout comme l’IMT est payé au moment de l’acte.

Poste à budgéterEspagnePortugal
Droits de mutation (bien ancien)ITP, environ 6 à 11 % selon la communauté autonomeIMT, barème progressif ; taux non-résident souvent cité à 7,5 %
Bien neufIVA 10 % (+ IGIC 6,5 % Canaries) + AJD 0,5 à 1,5 %IVA + IMT selon le régime
Frais de notaire / acteEnviron 0,2 à 1 % du prixFrais d’escritura / acte notarié
EnregistrementOui, au registre de la propriétéOui, au registre foncier
Identifiant fiscalNIE obligatoireNIF obligatoire
Frais bancaires et de changeÀ budgéter si crédit ou virement internationalÀ budgéter si crédit ou virement international

Kyero face à 8 alternatives

Portail / acteurPositionnementPublic visé
KyeroPortail international Espagne et Portugal, multilingueAcheteurs étrangers, dont francophones
IdealistaN°1 en Espagne par le volume d’annoncesMarché local et acheteurs étrangers
thinkSpainPortail anglophone d’annonces espagnolesAcheteurs anglophones
SpainHousesPortail spécialisé EspagneAcheteurs internationaux
Place in the SunMédia et portail d’annonces à l’étrangerAcheteurs britanniques
RightmovePortail britannique, section « overseas »Acheteurs britanniques
ProperstarPortail international multi-paysAcheteurs globe-trotteurs
GreenacresAgence britannique spécialisée AlgarveAcheteurs anglophones au Portugal
Agence locale sur placeMandats réels, visites, négociationTous acheteurs cherchant un accompagnement

Blog-immobilier vous conseille-t-il d’utiliser Kyero ?

Tout dépend de votre profil, et c’est là que un avis générique sur Kyero en Espagne atteint ses limites.

  • Vous cherchez en Espagne : oui, utilisez Kyero comme première cartographie du marché. Mais croisez toujours avec Idealista, plus dense, et faites valider les frais par un professionnel local.
  • Vous cherchez au Portugal : utile pour repérer des agences internationales, mais le portail y est moins exhaustif. Complétez par des agences de terrain, notamment en Algarve.
  • Vous cherchez en France : l’intérêt est marginal. Les portails français généralistes couvrent mieux le marché national.
  • Vous êtes une agence cherchant des leads internationaux : Kyero a un vrai argument, une audience étrangère ciblée, à condition d’accepter un coût mensuel et un cycle de conversion long.

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